"Je voudrais que vous me remettiez une boite de Paracétamol, des vitamines et quelques anxiolytiques, ça me fait du bien, vous comprenez…"

Oui mes chers amis, je suis un français, je sais donc ce qui est bon pour ma santé surfaite. Je suis un véritable champion pour réclamer à mon médecin les médicaments dont je n’ai pas besoin. Mais j’aime follement les entasser dans un ou plusieurs tiroirs. Vous savez, de nos jours… Un rhume, un mal de tête, une flatulence proportionnelle à mon virulent stress, c’est vite arrivé (pauvre de moi).

En réalité, ce n’est pas de Paracétamol dont j’ai besoin mais d’un bon passage à tabac dans une ruelle sombre. Il n’empêche que tout ceci n’est pas de ma faute. Vous le savez aussi bien que moi. La France, on l’aime pour la gratuité de plusieurs de ses services et tous les stratagèmes dont on peut user pour en bénéficier, notamment la médecine. Tout ce qui est gratuit n’a pas de valeur ; comme d’un accord commun, une bonne partie de la population s’empresse d’en abuser au maximum.
Pour tenter de lutter contre la connerie ambiante dans notre pays, on a entre autres cru bon d’instaurer le « médecin référent ». Mais il semble évident que je ne suis pas à un papier près. Par contre, ceux qui ne sont que rarement malades (les veinards) et qui n’accordent pas d’intérêt à ce genre de rituel crétin, vont se faire gracieusement rouler la prochaine fois qu’ils consulteront un médecin. Ils verront à ce moment là que, comme toujours, leur argent ne sert pas à patiner un exceptionnel pépin mais bel et bien à offrir un remboursement poussé à une erreur de la nature dans mon genre qui somatise le moindre état d’âme.

J’aime coûter cher à la société, encombrer les bancs des salles d’attentes, être ausculté, tripoté, avoir un taux médicamenteux élevé dans le sang pour affaiblir mon immunité naturelle, faire des mélanges qui s’annulent entre eux et recommencer. C’est moi que l’on devrait taxer parce que je passe d’un médecin à l’autre comme une collection de conquêtes, mais j’ai la chance de ne pas très bien gagner ma vie. Et dans ce pays, il faut être soit pauvre (ou savoir en donner l’illusion), soit très riche.

Souriez, dans le fond, vous pensez la même chose, que vous soyez dans le camp des baisés ou des assistés.

Propulsé par INC dans Portraits Crachés !

Je suis aussi amère que de la liqueur de gland distillée.

Du haut de ma pauvre majorité, de mon maquillage trash et de ma mèche rose, j'incarne aujourd'hui la nouvelle idole des jeunes alors que ma vie ne vaut pas mieux que la leur et que je ne peux même pas me targuer de leur apporter du rêve ou du bonheur.
Je suis une véritable source de frustration pour eux et ça me projette inexorablement vers une image surdimensionnée de ma personne. Poser mes fesses sur un tube cathodique cassé, c'est du grand art, pensez vous !

Je veux qu'ils voient tout de moi, des mes nouvelles fringues jusqu'à mes accessoires, en passant par les voûtes privées de ma silhouette emballées dans mes petites culottes roses. Même si je mime de m'en tenir à distance, je ne vis qu'au travers de ces milliers de paires d'yeux qui viennent sournoisement voler mon image.

Comme si l'univers qui m'entoure n'était pas assez cerclé, j'ai développé une phobie du plagiat à la hauteur de la surestime que je porte à moi-même, n'est ce pas... Je n'ai de cesse de polluer les sites communautaires pour faire valoir non pas ma plume mais ma photogénie et je m'étonne encore qu'on me dépossède de cet immense talent (chance ?) que je n'ai, en outre, jamais mérité. Il faut croire que, pour moi, on n'existe que quand on est regardé.

En réalité ? Je ne suis qu'une sombre merde qui se farcit les narines à la farine et qui se hache les avant-bras à coups de capsule rouillée pour porter les traces d'une vie qu'elle n'a pas vécue.

Je croule sous les problèmes fictifs. Avec une syntaxe aussi désarticulée que mon appétit de cadavre, qui a pourtant inondé plus d'une culotte chez mes groupies qui se cherchent un semblant de répondant, je conte ma vie comme on se mouche. C'est-à-dire que j'envoie chaque jour une purée informe de mots dégoulinant de morve et j'espère, comme les grands artistes, qu'on viendra éjaculer sur ma tombe.

Combien de personnes s'intéressent vraiment à ce que je raconte ? Comment ma journée, avec mon mépris public pour ma propre mère et pour mon propre corps, que je sculpte à coups de hache, peut-elle nourrir autre chose que le voyeurisme fanatique dont toutes les petites pétasses sans respect pour autrui sont victimes ? Finalement, je ne me soucie pas de la réponse et je continue de feindre l'envie d'un anonymat gâché par le manque de retenue qui m'habite quand je développe une fière envie de publier ma créativité.

http://inc.cowblog.fr/images/011nba.png

Bref, comment une personne si intègre que moi ne pourrait pas être adulée ? Je crois incarner ce que personne n'ose être, la grotesque et rebelle déchéance d'un système de consommateurs aussi frais qu'une marchandise sortie tout droit de la remballe.

Propulsé par INC dans Portraits Crachés !

Ma stupidité est poignante comme une maladie vasculaire, touchante comme une mauvaise comédie et palpable comme un bol de nouilles froides.

Je suis de celles qui font une bien médiocre réputation aux blondes. Je prône la « happy attitude » mais ce n'est pas sans me faire cataloguer comme l'abrutie de service qui se mêle de tout, surtout de ce qui ne la regarde pas et qui rate, par la même occasion, de bonnes occasions de se la boucler. En fait, j'adore passer en revue les évidences... les miennes !

« Mais tu sais A***, c'est super merveilleux de vivre pour donner la vie ». Enfin, vous voyez, ce genre de choses...

Heureusement, j'ai en « back ground » plusieurs atouts dans ma poche pour être perçue comme quelqu'un de valeureux, à savoir celui de m'être judicieusement choisie une victime à dépecer dès mon entrée en études supérieures. J'ai plein de idées, mais j'ai beaucoup de mal à les exprimer, puis les concrétiser puisque je suis, constitutionnellement, une véritable clé de douze. Alors pour mettre tout ça en musique, je me suis, depuis plusieurs années, clairement approprié le style d'un ami plein de talent, dont je ne manque pas de vanter les mérites de manière tout à fait indiscrète, comme une harpie qui lèche les bottes du gourou qu'elle s'est choisi... Bah oui, je ne peux pas les ignorer ses mérites, puisque c'est en lui piquant délibérément son style que j'ai connu la réussite.

Injuste réussite me direz vous ?

Point du tout ! Mis à part le fait que je fais tout le temps la même chose que lui, que je ne suis pas capable de justifier la teneur de mes concepts sans un bon coup de pied au cul, que je parle comme un moulin à vent qui dispense des conseils de vie à tout le monde et que je ne me prends pas pour mon logarithme, je suis une charmante créature, n'est il pas ?
Personne ne me dit rien, donc en fille avisée que je suis, je me dis que personne n'y voit rien ou en tout cas pas d'inconvénient à ce que je me fasse une réputation béton avec une inspiration qui frôle le papier mâché...

Sans vouloir lancer de débat sur des choses hautement philosophiques qui vous dépassent (oui je suis de bonne famille, vous allez voir...), je me considère proche du monde populaire depuis que je me suis payé un ordinateur portable Mac.
Ah bon ? Ce n'est pas de ça dont est munie la courante classe populaire ? Logique, où es tu ?

Et pour que cette redoutable arme de création fonctionne entre mes mains, j'ai pris la très mauvaise habitude de croire que les gens étaient à ma disposition et qu'ils n'allaient pas s'offusquer si je venais leur parler seulement deux fois dans l'année pour leur demander de me procurer « gentiment » des logiciels, voire de me les installer, voire de me les expliquer ! C'est dire si je n'ai peur de rien, c'est dire aussi si je ne me rends compte de rien... Je me suis, à ce propos, pris le premier choc frontal de ma vie, c'est de là qu'est née la protubérance sur mon front, non pas d'une greffe de cerveau. Le jeune homme sur lequel j'avais l'habitude de m'essuyer les godasses m'a littéralement envoyée valser avec mon petit CD vierge, me disant qu'il se fichait pas mal de mes besoins et que je n'avais qu'à faire comme tout le monde ; improviser... (Vite, injectez-moi de la happy attitude).

Wouaw, trop dure la vie...


Propulsé par INC dans Portraits Crachés !

« Les effluves vaginales qui remontent jusqu'à mon nez me tournent la tête [ j'aime mon mec, c'est le plus violent au lit ] j'irais bien violer le chien de ma voisine mais les j'ai déjà les doigts enduits de nutella / j'ai acheté plein de bonbons et mon père skined m'a frappée avec une chaise de jardin – XXX »

Mises bout à bout, mes phrases ne veulent rien dire, pourtant je me complais dans un style qui n'est répertorié nulle part, mais déjà trop répandu et qui a le mérite d'être à la portée de tout le monde question vocable.
J'utilise un maximum de mots exécrables (non je ne parle pas de moi, j'ai une forte concurrence question vulgarité chromosomique) et je révolutionne la ponctuation depuis que j'ai apprit la manip' sur mon clavier (quel havre de richesses) pour faire apparaître les crochets.

A part « je-baise-ta-chatte-avec-violence-crotte-couille-bite-
nichon-cramoisi », je ne sais rien écrire d'autre. Mes textes sont semblables à des souches microbiennes qu'on observerait avec un microscope hyper puissant. En clair, même le virus Ebola n'y survivrait pas, tant c'est infâme !

Pour résumer, le sexe, la dépression, la drogue et la violence sont mes thèmes pleins de fraîcheur et d'originalité ! Et même si on s'emmerde rapidement en lisant ces billets grattés sur un carré de papier cul, lorsque je les poste, je me sens comme un Baudelaire au sommet de son art ! C'est pour ça que je continue de vous abreuver de cette soupe vomitive qui constitue les grandes frustrations de ma vie classique à souhaits. Je ne suis en réalité qu'une ado frustrée et mythomane qui aimerait vivre les pires insanités pour pouvoir se glorifier d'avoir rentabilisé sa journée. C'est dingue de voir que de l'autre côté du miroir, ce sont comme d'habitude ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.

Bien sûr, pour accompagner ces textes aux allures d'orgie cannibale, j'agence un espace généralement blanc comme la dépression, avec une touche de rose pour qu'on comprenne bien, à défaut de réussir à me lire, que je suis un vagin sur pattes en chaleur.

Si ma vie était un tant soit peu en adéquation avec ce que je raconte, je serais déjà parquée dans un camion, direction la Colombie pour la drogue et la prostitution ! Mais non, je préfère vous faire croire que je sais de quoi je parle. En attendant, j'ai les problèmes les plus trashs du monde mais à contrario, je suis confortablement assise au chaud, avec un ordinateur, une connexion et de quoi me créer un blog, option premium s'il vous plait...

N'oubliez pas de me plaindre, de m'aduler, de m'admirer et de m'envier parce que de toute façon, c'est tout ce que vous savez faire en vous nourrissant de vies disgracieuses et romancées.

Propulsé par INC dans Portraits Crachés !

La vie est une pute, donc baise-la !
Pas de problème !

Je suis la nouvelle miss groovy du ReD Light. Comme toutes ces pétasses qui remplissent les boîtes de nuit, je suis SoFresh et je me kiffe trop. Je sors en boîte à peu près 3 soirs par semaine, rien que ça ; Before, After, tout ça ça m'connait ! Je suis un véritable grand crue 2007. Quand j'investie la salle de bain avant de sortir c'est branle-bas de combat, tout le monde devant la glace !
Je suis une vraie perle, une balle comme ils aiment dire, et pour cela je me recouvre de couches successives de parfum et de maquillage. En sortant de là, je suis si liftée que je ressemble à un gros savon Fragonard ! Mais j'aime ça…

En boîte, je me suis bâtit une putain de réputation. On me respecte autant qu'on me hait, ils ont tous envie de m'égorger, pourtant ils aimeraient tous me ressembler ! J'fais des jaloux, des envieux, et ça m'excite quand ils me tournent autour comme des parasites !
J'ai la pêche ce soir, j'me la joue mal lunée. J'empoigne ma nouvelle fierté : ma fausse Bi-sexualité. Je l'appelle ma princesse, c'est la meuf de mon ex et elle s'est éprise de moi, de ma personnalité clinquante. Elle a tout copié de mon style et se ramène en boîte emperlousée comme moi, au collier près. C'est ma moitié, comment me passer d'elle pour affirmer un peu plus mon côté pouffiasse provocatrice ? En clair, c'était le dernier accessoire qui me manquait pour mieux me donner en spectacle.

Je passe ma vie dans le monde de la nuit et j'en suis encore à me demander pourquoi l'amour est si compliqué et pourquoi je ne tombe que sur des enculés. En réalité, c'est logique que ça ne marche pas puisqu'en boîte les gens sont cons et superficiels. Mais remettons-nous dans le contexte ; moi aussi je suis conne et superficielle, ça devrait marcher !

Enfin bref, breffons, breffons : je m'aime, alors vous allez m'aimer !

Propulsé par INC dans Portraits Crachés !

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast